vendredi 19 mai 2017

Faut-il manger les animaux?

Faut-il manger les animaux?
Eating animals
Jonathan Safran Foer
Editions de l'Olivier, 2011



Ce n'est pas le premier livre sur le sujet que je lis, mais peu ont passé l'épreuve du billet de blog. Ici, à l'instar de Défaite des maîtres et possesseurs , l'écriture est celle d'un romancier. Ce n'est pourtant pas un roman, tout est vrai, les notes en fin de livre sont détaillées, les enquêtes sur le terrain multiples et les souvenirs familiaux méritent crédibilité. Ce n'est pas 'agréable à lire', oh que non!, mais c'est absolument passionnant de bout en bout. Alors même si l'on pense 'encore un de ces machins destinés à nous faire honte de manger de la viande', on peut découvrir ce que JS Foer nous raconte sur le sujet, et si on se délecte ordinairement  de thrillers à vous hérisser le poil, hélas certains passages donneront la nausée à tout humain de sensibilité normale.

Pour avoir lu récemment Antispéciste d'Aymeric Caron (un poil longuet et dispersé), Le végétarien sans peine de Gabriel Bertaud (plein d'humour et recommandé), et Sommes nous trop 'bêtes' pour comprendre l'intelligence des animaux de Frans de Waal (à lire!), j'attaquais Faut-il manger les animaux avec de bonnes bases, non? Mais fichtre, le gros du bouquin de JS Foer concerne l'élevage industriel et l'abattage industriel, et c'est très très rude à lire par moments. Mais il faut le lire. Ces industries sont là pour faire du fric, et si c'est rentable, c'est parce que ce sont les impôts des citoyens qui réparent les désordres écologiques et sanitaires.

Dès le départ il n'assène pas ses opinions, il reconnaît que manger c'est bien plus qu'ingérer de la nourriture (j'adore sa grand mère, rescapée de la seconde guerre mondiale, affamée et refusant de manger du porc, "- pas même si ça te sauvait la vie? -Si plus rien n'a d'importance, il n'y a plus rien à sauver.", il raconte ses cheminements, et surtout il montre plusieurs aspects de l'élevage et de l'abattage, en rencontrant des éleveurs respectueux des animaux. "Des éleveurs peuvent être végétariens, des végétaliens peuvent construire des abattoirs" (il en a vu). Bref, il laisse parler des personnes d'opinions diverses voire contraires.

Tout de même au détour d'une phrase il coupe la respiration du lecteur, souvent au moyen d'images ou en sachant faire parler les chiffres secs. Un poulet en batterie possède comme place la taille d'une feuille A4; si on déguste une assiette de sushis, et que l'on devait y présenter tous les animaux tués lors de la pêche des ingrédients, l'assiette devrait mesurer un peu plus d'un mètre cinquante de diamètre.

Chaque fois que vous prenez une décision concernant votre alimentation, vous pratiquez l'élevage par procuration (Wendell Berry)
"Le fait d'être végétarienne ne me dégage d'aucune responsabilité quant à la façon qu'a notre pays d'élever les animaux."

Je suis ressortie de là un peu assommée. Rassurez-vous, je ne vais pas donner de leçons, je mange encore de la viande, provenant d'endroits pas clairement déterminés, mais ça fait son chemin... le pire étant que je n'aime pas vraiment la viande à ce point, juste la flemme de devoir changer les façons de cuisiner (et d'y passer plus de temps). De plus je comprends très bien que pour des raisons de santé on ne puisse devenir végétarien, ou alors qu'au fin fond du désert les éleveurs ne puissent survivre que de leurs animaux.

Les avis de colimasson, cachou (tu me manques, et quels commentaires sur ce billet!), Nelfe (cité par cachou justement) et last but not least, Sandrine (son billet m'a incitée à lire ce bouquin déjà dans ma LAL mentale quelque part)(on a déjà discuté du sujet, je sais ...)

38 commentaires:

  1. (Oh, merci! Suis encore là, je ne commente quasi plus mais je vais tenter de le faire plus ^_^)
    Et ce livre a fait son chemin en 3-4 ans, je suis devenue peu à peu végétarienne (ça n'est pas un processus qui s'est fait d'un coup mais graduellement), là je le suis complètement, en partie (mais pas que, il a cependant bien initié la chose) grâce à ce livre. Je dois avouer lorgner même du côté végétalien maintenant, mais ce qui me bloque ce sont les fromages (encore trop accro à eux, mais je viens de découvrir que beaucoup de fromages n'étaient même pas végétariens, on utilise une partie de l'estomac animal pour les faire, du coup je réfléchis de plus en plus à l'idée d'en manger moins...).
    Pour parler de livres d'auteurs qui abordent le sujet, Martin Page vient d'en sortir un, "Les animaux ne sont pas comestibles", je ne sais pas si tu l'as déjà repéré. Je viens de le commander pour la bibli, je le lirai sous peu.

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    1. (tu es trop mignonne, j'aime bien aussi quand tu parles même vite de tes lectures, je te suis encore)
      Surtout là je vois qu tu es devenue végétarienne, le peu à peu a son importance (je me souviens d'un conseil donné lors d'une conférence débat par chez moi); supprimer le fromage me paraît une grosse barrière, oui.^_^ Mais il existe des fromages sans présure d'origine animale, renseigne toi.
      Tête de lecture/Sandrine vient de parler du livre de Martin Page, mais après le Foer, j'ai besoin de souffler un peu. Il y en a un aussi de Nicolino. Je suis consciente qu'il est temps pour moi d'agir concrètement, pas uniquement de bouquiner.^_^

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    2. (Sur le blog? Je fais des micro-critiques sur insta maintenant, et un peu sur le blog de ma bibli)(d'ailleurs, je te suis avec le compte de ma bibli sur Goodreads ;-p)
      Oui, au début j'avais tout coupé d'un coup et quand tu fais ça, tu as des envies terribles qui reviennent. Mais en faisant ça progressivement (avant, je mangeais de la viande au resto ou dans les repas de famille/amis), le déclic se fait tout seul et arrive un moment où tu ne peux juste plus. Ça ne devient plus envisageable. Et ça se fait naturellement, sans forcer la chose.
      Ouaip, mais ces fromages-là sont les plus sages, moi j'aime bien les trucs plus funs :-/. Mais je vais doucement ne manger plus qu'eux.
      En effet, enfiler ce genre de lectures peut porter sur le moral. Le truc, c'est de ne pas se forcer et d'en faire quand on en ressent le besoin. Ne pas se dire "il faut que" mais se laisser le temps de s'habituer. La prise de conscience est la première étape mais ce n'est pas la seule ^_^. Mais bon, partie comme tu es partie et avec ce que tu lis, je dirais que la suite est inévitable, peu importe le temps qu'elle prendra ;-p.

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    3. J'ai toujours Les lectures de Cachou sur mon agrégateur, mais c'est vrai que le dernier 'petit carnet manuscrit' date un peu. Mais je ne suis pas sur Intagram (et encore moins sur le compte de ta bibli ^_^) et ne peux connaître ce que tu lis (= tentations la plupart du temps)
      Bon, soyons optimistes, ça va venir doucement, déjà choisir quand c'est possible, au restaurant par exemple. Lors de mon dernier voyage il y avait 'repas végétarien, je n'ai hélas pas saisi l'occasion à chaque fois.
      Ah les bons fromages 'qui puent'! Ce sont les meilleurs, forcément. ^_^
      J'ai repéré le bouquin de Nicolino, mais je le réserve pour plus tard. En fait il me faudrait plutôt un bouquin de recettes végétariennes...
      A plus (sur goodreads pas de cachou)(snif)

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  2. J'avais vraiment apprécié aussi, parce que comme tu le dis, cet essai n'est pas moralisateur. Safran Foer a mené une enquête sérieuse, et l'osmose entre le factuel, ses analyses et ses sentiments est très réussie, le résultat étant à la fois édifiant et passionnant. Comme Cachou, ce roman a pour moi été le point de départ d'une sorte de cheminement plus ou moins conscient qui m'a amené à réduire à presque néant ma consommation de viande.

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    1. J'avoue que le côté, je ne dirais pas nuancé mais compréhensif y fait pour beaucoup. Quand il décrit ces abattoirs (quelle horreur!) il n'en rajoute pas, ça parle de soi-même... Je ne regarde plus la viande de la même façon désormais, j'ai tendance à voir l'animal 'avant'.

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  3. En effet, la chronique de Sandrine m'a interpellée aussi. Je mange peu de viande (je n'aime pas trop ça pour tout avouer), et quand je le fais j'essaie de choisir de la qualité (et oui je suis une bobo biobio ;-) ), sans être pour autant sûre de sa provenance. Franchement je ne sais pas si je supporterais de lire ce livre, ça a l'air dur, même si c'est bien le reflet de la réalité.

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    1. Comme toi je mange peu de viande par rapport à d'autres, sans m'en vanter, parce que de toute façon je n'aime pas trop. Le pire tu sais, en plus de la provenance (parce que les gentils veaux élevés sous la mère, dans les champs, etc. ça existe encore), c'est l'abattage, rien n'est bien sûr je le sens.
      Je te recommande tout de même cette lecture!

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  4. Je regarde de plus en plus d'où provient ma viande. Masi je ne suis pas encore prêt à franchir le pas : trop de contraintes alimentaires.

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    1. Alimentaires et : la cuisine! Faut tout changer ou presque. Le mieux est d'y aller par paliers.

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  5. Je mange de moins en moins de viande, c'est une tendance que je suis; mais ce sont les risques sanitaires,économiques, tous les effets néfastes liés à la production de masse qui m’inquiètent, davantage que le sort des animaux. j'ai conscience que les animaux doivent être sauvegardés et ménagés pour une préservation pas trop désastreuse de l'environnement. Je deviendrai végétarienne,au cas où. Voire végétalienne, on ne sait jamais. Après tout, mes ancêtre ont survécu à pire pendant la guerre. Pour l'empathie, j'essaie d'en avoir le plus possible pour les humains, d'abord, puis pour les animaux qui me sont familiers. Je m'occupe très bien des poules que ma fille élève, et de ses chats, ainsi que de ceux du voisin. Je nourris les oies et les cygnes sur le quai de seine. Et les canards aussi!! Excusez du peu...

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    1. Oui, on a sûrement tendance à manger moins de viande, à s'intéresser à sa provenance (et à celles des fruits et légumes). Meilleur pour la santé et sans doute le porte monnaie.
      Je ne doute pas que tu prends soin des animaux que tu rencontres ^_^! Qui ne risquent pas de finir dans l'assiette (les poules peut-être? à moins qu'elles ne soient surtout pondeuses?)
      J'ai surtout été frappée par les méthodes inhumaines d'abattage, venant souvent après une vie 'correcte' pour ces animaux. Je ne parle pas bien évidemment des usines à élevage!

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  6. J'aime bien ton avis nuancé et sans jugement.:-) Sensibiliser mais éviter de donner des leçons, c'est très bien et plus intelligent que le forcing brut.

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    1. Mouarf, tu m'as vue en action avec les fromages qui puent et les rillettes/pâté maison, je n'ai pas sauté le pas quand c'est de trop bonne qualité!
      Exact, mieux vaut ne pas brusquer les gens. Foer le fait très bien aussi.

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  7. Je le lirai à l'occasion. Je ne mange pas énormément de viande et seulement de la volaille. J'ai la chance d'avoir mes petits producteurs locaux (élevage de plein air), mais je ne leur ai jamais posé la question de l'abattage. Il n'est plus question que je devienne végétarienne puisque je ne supporte pas les protéines végétales ! La cuisine, ce n'est pas si difficile que ça tu sais, surtout si tu le fais petit à petit.

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    1. Je connais les contraintes qui pèsent sur toi, et comprends parfaitement que tu manges de la viande. Surtout que j'en mange encore, sans raison de santé en fait.
      Je réalise qu'à une époque de ma vie je ne mangeais pas de viande à un repas sur deux...
      Lis ce livre, mais en choisissant le moment, des passages sont assez durs (OK, c'est l'Amérique, aussi)

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  8. Comme Aifelle je ne suis pas totalement végétarienne mais je consomme très peu de viande, ce type de livre fait sans doute avancer doucement la réflexion, mais je me refuse à être écolosectaire du genre ON NE DOIT PAS ça ça m'insupporte complètement alors de la modération c'est déjà pas mal

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    1. Je n'ai jamais rencontré de sectaire (mais il faut dire que ma réaction est plutôt intéressée,positive et bienveillante, alors mieux vaut ne pas me refroidir quand même), j'évite même de faire la morale aux fumeurs (qui connaissent de toute façon tous les arguments, mais je m'éloigne du sujet, là)
      Excellent pour avancer dans la réflexion, et Foer lui-même n'est pas dans le jugement raide, et 'on ne discute pas'.

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  9. Pour avoir été végétarienne pendant plus de dix ans, (non par conviction politico écologico "il faut que" moraliste ... comme tu le dis, mais par simple dégoût de la viande), je sais à quel point cela peut être compliqué ... Aujourd'hui, notre consommation familiale est limitée, fiston est végétarien, d'ailleurs, et fifille en prend le chemin ... Il est vrai que du coup, cuisiner demande un peu de temps, mais je suis équipée d'un super cuit tout vapeur, d'un potager d'aromates, d'un sac de courses toujours à portée de mains pour écumer les petits producteurs locaux. Mais il est vrai que j'habite dans un coin où les marchés abondent. Tout cela pour dire que le sujet m'interresse beaucoup, mais qu'étant déjà convaincue, je ne le lirai pas ^-^

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    1. J'aime bien connaître tous ces cheminements, il est vrai que cela semble plus aisé maintenant de changer de mode de vie (producteurs locaux, bio, etc) et si des restaus proposent du végétarien, ce serait bien.
      Pas besoin de lire, si tu veux, mais c'est bien écrit (Foer demeure un vrai auteur, tu vois ce que je veux dire, il sait maintenir l'intérêt).

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  10. Merci à toi pour ce billet, quel courage de l'avoir lu aussi. j'ai beau être végé depuis plus de 20 ans, certains passages liés aux abattoirs me soulèvent toujours le coeur. Mais j'aime l'idée du cheminement que tu évoques. Je crois que ce type de livre est un premier pas vers un changement pour chaque lecteur. Au fait, pas encore lu antispéciste, tu n'as pas l'air emballée, on dirait.

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    1. (j'ai cherche le titre dans ta rubrique Lire pour agir - une vraie tuerie pour la LAL -mais je n'ai rien trouvé )
      Excellent livre, oui, les passages sur les abattoirs, c'est ce que j'ai lu de plus dur.
      Antispéciste fait un peu fourre tout, j'aurais du lire No steack. ^_^

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  11. J'ai repéré aussi un livre qui devrait t'intéresser : Biographies animales d'Éric Baratay. Un historien. Je ne l'ai pas lu, mais il m'a l'air passionnant. Moi je fais partie des gens qui mangent de la viande, uniquement de boucherie, de moins en moins de produits industriels. J'aime ce qui est bon, l'élevage traditionnel, la cuisine de ma grand-mère et de ma mère, mais c'est vrai que cela prend du temps tout cela.

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    1. Merci de l'idée lecture (et chez folfaerie il y en a aussi!)
      Je crois que la tendance est à faire attention à ce qu'on mange et diminuer la viande. Si ça pouvait déjà éliminer les élevages-usines...
      Foer a une façon émouvante de parler de sa grand-mère, un plat (de poulet je crois) fait partie de la mémoire familiale, donc 'on n'y touche pas!'

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  12. C'est un sujet assez difficile mais très intéressant. Je m'intéresse de plus en plus à l'alimentation végétarienne, même si je n'ai pas l'intention d'écarter totalement la viande de mon alimentation. Il y a une palette de possibilités, de recettes, c'est passionnant et très attirant !

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    1. L'occasion de découvrir de nouveaux légumes et féculents?

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    2. Oui, et pour quelqu'un comme moi qui adore cuisiner c'est passionnant de découvrir tant de nouvelles choses. Et un peu intimidant aussi.

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    3. On trouve de plus en plus de 'nouveaux' légumes, et selon les saisons.

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  13. Je vais animer un débat sur la condition animale à Etonnants Voyageurs et j'en suis ravie, surtout ravie qu'un tel festival s'attelle à ce sujet. je suis donc en plein dedans : autres idées de lecture à venir ;-)

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    1. Oh mais c'est une bonne nouvelle! A la fois que tu animes, et aussi que le sujet soir abordé. Les idées ne manquent pas, j'en suis sûre.^_^

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  14. Il y a vraiment des problèmes avec la consommation de la viande, qu'ils soient d'ordre écologique, sanitaire ou respect de l'animal. De là à ces courants "vegan", il y a des effets de mode qui me laissent sceptique (comme pour le "sans gluten" qui ne se justifie médicalement que dans un très faible pourcentage des gens, ceux ne le tolèrent pas).
    J'espère avoir l'occasion de lire le livre de Foer dont vous faites un excellent compte-rendu, Keisha. Merci.

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    1. Vegan c'est sans oeufs, ni fromage, ni quoi que ce soit qui provienne de l'animal. Pas seulement sans viande.
      Pour le sans gluten, je me réjouis que les personnes qui réellement ne le supportent pas puissent maintenant avoir accès à des aliments leur convenant, mais oui, il y a sûrement des effets de mode (mais on peut tenter, je connais un couple dont la santé s'est améliorée en évitant le gluten)(gros gros problème de santé, d'ailleurs!)
      Bonnes lectures.

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    2. Ne me faites pas dire que je déplore les courants végétariens et autres, (j'ai vu hier en salle "Qu'est-ce qu'on attend", M-D Robin était là), mais j'ai peur des effets de mode, sans fond, ravageurs.

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    3. Puisque dans nos pays plutôt favorisés on a le choix, gardons raison et acceptons les avis différents. Je ne suis pas végétarienne, juste en phase de réflexion poussée (et pas question de bannir mes fromage de chèvre! ^_^)
      Pour les habitants de la planète qui ont peu ou pas, le problème se pose autrement, hélas.
      Et je ne connaissais pas le documentaire dont vous parlez!

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  15. J'avais hésité à sa sortie, et puis je l'ai oublié. pas végétarien, je mange peu de viande, mais je ne sais pas si je suis prêt à m'en passer totalement,

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    1. Fouine dans ta bili, c'est sans risque! Et puis l'auteur est un romancier qui sait y faire.

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  16. je suis un peu comme toi, pas fan de viande mais j'ai tellement l'habitude de cuisiner "avec" que m'en passer serait difficile d'un point de vue pratique! J'avoue me méfier de ce genre de livres, tout de même...

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    1. Exact, difficile du point de vue pratique, mais sans doute pas impossible, au départ de temps en temps.
      J'ai confiance en ce genre de livres, à partir du moment où il n'est pas accusateur, genre nous on est les bons et vous les méchants. ^_^

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Bon, peut-être votre commentaire n'apparaîtra-t-il pas? Passez à Anonyme, ça marche très bien, j'en fais autant avec quelques blogs, sans trop comprendre le pourquoi du comment du 'bug'. Merci !