mercredi 10 janvier 2018

Le côté de Guermantes

Le côté de Guermantes
Marcel Proust
La Pléiade, 1983 (j'ai choisi une couverture plus frivole)



Actuellement je me couche de bonne heure, et au lit je peux ouvrir mes vieux volumes de la Pléiade, leur achat lointain désormais amplement rentabilisé. Idéal pour sombrer dans un endormissement de bon aloi. D'autant plus que j'ai le projet de présenter toute La recherche sur ce blog (restons calmes, il ne s'agit pas d'étude exhaustive, juste de donner envie et de marquer dans ma mémoire ce qui m'a frappé dans cette nouvelle lecture)(oui il s'agit de relecture, mon âge permet cela). Avant blog j'étais à la fin de Sodome et Gomorrhe, donc je pense m'arrêter là dans le voyage.

Notre narrateur vit donc chez papa maman, avec la grand-mère, fan de Madame de Sévigné. Habite dans l'immeuble une amie de la grand mère, Madame de Villeparisis, recevant dans son salon un peu déclassé diverses personnes, dont son amant de toujours, le diplomate de Norpois, et tout de même, car ils sont de sa famille, des aristocrates plus cotés, tels le duc et la duchesse de Guermantes.

Notre narrateur un peu coeur d'artichaut, après Gilberte et Madame Swann, la belle Odette, se prend d'amour pour la duchesse de Guermantes, se plaçant sur son chemin lors de sa promenade matinale dans le quartier (en fait, leurs immeubles sont voisins). La belle forcément le prend plutôt en grippe.

Pour contourner les obstacles, car le salon des Guermantes est l'un des mieux fréquentés de Paris, il imagine passer par le neveu de la duchesse, Robert de Saint Loup, avec lequel une amitié est née à Balbec (A l'ombre des jeunes filles en fleur). Robert est en garnison à Doncières? Le voilà donc à Doncières, où sa conversation et ses idées charment Saint Loup et ses amis.

Retour à Paris, sa grand-mère est malade, son amour pour la duchesse s'éteint, elle s'intéresse donc à lui (chez Proust c'est souvent comme cela), et voilà qu'il pénètre dans ce salon fermé jusqu'ici et observe les habitudes de ces gens à particules, en particulier s'interroge sur l'attitude bizarre du baron de Charlus à son encontre (attitude dont on aura le fin mot dans le volume suivant, Sodome et Gomorrhe)(quel teaser de folie!)

Ceux qui reprochent à Proust de ne se plaire que dans les salons chics ne vont pas aimer ce côté de Guermantes, mais on s'y amuse bien, quelques perles surgissent, ainsi que des moments d'émotion.

"J'éprouvais à les percevoir un enthousiasme qui aurait pu être fécond si j'étais resté seul, et m'aurait évité ainsi le détour de bien des années inutiles par lesquelles j'allais encore passer avant que se déclarât la vocation invisible dont cet ouvrage est l'histoire." (p 397). Bref, si le narrateur s'était adonné à l'écriture, il aurait moins perdu de temps, mais il aurait eu moins de matière. Dur dilemme.

Et cette découverte de sa grand-mère:
"Entré au salon sans que ma grand-mère fût avertie de mon retour, je la trouvai en train de lire. J'étais là, ou plutôt je n'étais pas encore là puisqu’elle ne le savait pas, et, comme une femme qu'on surprend en train de faire un ouvrage le cachera si on entre, elle était livrée à des pensées qu'elle n'avait jamais montrées devant moi. De moi -par ce privilège qui ne dure pas et où nous avons, pendant le court instant du retour, la faculté d'assister brusquement à notre propre absence- il n'y avait là que le témoin, l'observateur, en chapeau et manteau de voyage, l'étranger qui n'est pas de la maison, le photographe qui vient prendre un cliché des lieux qu'on ne reverra plus. Ce qui, mécaniquement, se fit à ce moment dans mes yeux quand j'aperçus ma grand-mère, ce fut bien une photographie.Nous ne voyons jamais les êtres chéris que dans le système animé, le mouvement perpétuel de notre incessante tendresse, laquelle, avant de laisser les images que nous présente leur visage arriver jusqu'à nous, les prend dans son tourbillon, les rejette sur l'idée que nous nous faisons d'eux depuis toujours, les fait adhérer à elle, coïncider avec elle.(...) J'aperçus sur le canapé, (...), une vieille femme accablée que je ne connaissais pas.(p 140 et 141)

L'affaire Dreyfus est le sujet des conversations, et surtout le côté choisi par tel ou tel. L'on ne se parle plus, l'on s'évite. J'ai été assez frappée que Proust en parle vraiment beaucoup, et de la place des juifs en général, mais cela agitait sûrement pas mal le monde de son temps.
Autre thème assez chaud, celui de l'homosexualité masculine, et encore on n'arrive pas encore à Sodome et Gomorrhe! Le jeune et beau Saint Loup rosse même un homme lui faisant des avances du côté de l'avenue Gabriel.(p 183)
A propos de Saint Loup, très jaloux de sa maîtresse Rachel, il me paraît difficile de comprendre qu'il ne soit pas du tout inquiet de la laisser sympathiser avec le narrateur, car Rachel et lui semblent bien s'entendre.

Le succès du narrateur auprès de Saint Loup et ses amis, puis dans ces salons haut de gamme, n'est jamais vraiment expliqué, car on n'a pas d'exemples de conversations in extenso, juste l'on sait que certaines de ses idées sont reprises (comme étant d'eux!) par d'autres personnages, ce qui permet d'en avoir une idée. Un jeune homme brillant, de bonne famille bourgeoise, plutôt spectateur, mais sachant se laisser moquer de lui-même par le lecteur à l'occasion.

A la fin, les Guermantes filent vite à leur soirée à ne pas rater, alors qu'un proche est mourant, et que Swann vient de leur annoncer sa grave maladie. Émouvant et grand Charles Swann!

La narrateur ne garde guère d'illusions sur ces Guermantes faussement simples et sympathiques. L'on a même ce qui ne s'appelait pas encore un running gag, avec ce pauvre valet de pied (méchamment) empêché de voir sa fiancée...

Prochainement sur cet écran : Sodome et Gomorrhe, et donc, oui, fin de La recherche! Mais Proust saura revenir avec quelques livres 'à côté de'.

Edit : mais oui, même lu avant, je peux insérer ce billet dans le nouveau challenge de Philippe, Lire sous la contrainte.

56 commentaires:

  1. J'adore lire ce billet, ça me rappelle mon ressenti à ma lecture de la recherche (bon. mes lectures... 2 en deux ans). Proust est un génie, voilà.

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    1. Voilà. Quand je pense qu'avec cette méthode 'au lit avec Proust' (en tout bien tout honneur) j'ai avalé Sodome et Gomorrhe en deux semaines...

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  2. Proust le retour ... ça faisait longtemps ;-)

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    1. Je sens le sarcasme, là. ^_^ Oui, ça faisait deux jours que son nom n'apparaissait pas dans un billet, tiens.

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  3. Tu auras fini la Recherche, ça veut dire que tu l'as relue dans le désordre ? Il me semble que peu de blogueurs osent parler de leur lecture de Proust sur leur blog, sans doute qu'il impressionne et qu'on n'ose pas traiter le Recherche comme les romans "ordinaires".

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    1. En fait j'ai fouiné, depuis 2006 je note mes lectures, et juste avant d'ouvrir le blog j'en étais à la fin de Sodome et Gomorrhe. Donc sur le blog j'ai commencé par La prisonnière, puis poursuivi jusqu'au Temps retrouvé, et repris avec Du côté de chez Swann, etc. , et voilà une lecture complète mais avec le dernier tiers avant les deux premiers tiers. Cela sur le blog. Car pour la lecture, c'est dans l'ordre.
      Quand j'ai démarré la série de bilelts, j'ai tout de suite prévenu que j'avais un peu peur, et qu'après tout je n'avais pas l'intention de donner une étude, juste de présenter mes impressions lors de la lecture. Impressions qui d'ailleurs varient selon le moment! Certains passages, à la relecture, me parlent plus ou s'imposent.

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  4. Ce passage où le narrateur arrive et voit sa grand-mère qui ne le voit pas est magnifique. Tout Proust, le grand écrivain, est là. Merci de me l'avoir fait relire.
    Bonne journée.

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    1. Exactement, et j'essayais de l'expliquer dans ma réponse précédente : je suis quasi sûre que ce magnifique passage ne m'avait pas ainsi frappée lors de la lecture précédente.
      Pourquoi ai-je été si sensible aux passages sur la grand-mère, sur les êtres disparus, je ne sais.
      Bonne journée aussi.

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  5. Rien à rajouter. Proust reste incomparable et la profondeur de ses écrits explique pourquoi à chaque âge ou relecture on y trouve un intérêt : c'est qu'à chaque fois on découvre une nouvelle couche !

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    1. Tout à fait d'accord, et je viens encore de le vérifier, c'est fou, quand même!

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  6. J'ai commencé à acheter les premiers volumes (au modeste format poche !), mais pas encore osé m'y attaquer !

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    1. Mieux vaut choisir le poche (j'ai commencé ainsi, et ça voyage mieux), le pléiade est venu quand j'ai su que je le relirais.

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  7. Il va falloir que je relise Proust, lu trop tôt à 15 ans, beaucoup trop tôt!

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    1. Depuis tu as emmagasiné de quoi voir plein de choses autrement... J'ai démarré à près de 30 ans!

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  8. Ah, La recherche. J'avais du en lire un peu en prépa, mais j'étais passée à côté. Depuis, j'aimerais beaucoup retenter mais j'ai un peu peur, j'avoue. Je passerai bien le cap un jour ceci dit :) À propos de la duchesse de Guermantes, j'avais vu une expo il y a 2 ans maintenant sur la comtesse Greffulhe qui lui a servi de modèle justement ! C'était très intéressant de voir la part de réalité dans la fiction.

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    1. Les toilettes de la duchesse, c'est quelque chose... J'imagine que cette comtesse devait en avoir pas mal aussi...
      En fait, il faut se lancer, quelques 20/30 pages, tranquillement, régulièrement, faire des pauses s'il le faut. Ce n'est pas un polar, rien ne presse.

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  9. Tu penses bien que j'ai lu ton billet avec grand intérêt
    Je lis Proust de façon un peu chaotique au gré de mes envies, en dehors d'une lecture totale et dans l'ordre depuis je pioche
    j'ai lu et relu et rerelu Du côté de chez Swann ainsi que Le temps retrouvé, mes deux préférés
    mais....Dans les autres j'ai des pages amies, que j'aime lire ou relire, souvent après avoir croisé un auteur qui y fait référence, un livre qui l'évoque ou tout bêtement une envie
    j'ai fait une nouvelle lecture de Swann pendant les fêtes et je me suis régalée

    En plus j'ai écouté et réécouté presque la totalité de la Recherche en livre audio mais ça c'est parce que je suis un peu .....bon tu vois !!

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    1. Le temps retrouve risque d'être mon chouchou, mais je vais m'octroyer la liberté de piocher des passages aimés (repérables facilement grâce au 'résumé' en fin de volume). Un collègue m'avait dit faire ainsi (après une lecture complète) , ça m'avait choquée à l'époque, maintenant je comprends. Bref, on verra bien.

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  10. Quel plaisir de lire tes billets enthousiastes sur Proust, vivants, gais.. Bref Proust c'est toujours d'actualité et on y trouve toujours quelques chose de nouveau ! Merci à toi :-)

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    1. Merci de ta fidélité! Je n'ai pas fait d'études de lettres, donc j'aborde 'la bête' sans complexes, sans me casser la tête non plus. j'y trouve nourriture, voilà.

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  11. Tu me donnerais presque envie de revenir à ce bon vieux Marcel, que j'ai laissé tombé pour ma part au niveau des Jeunes filles en fleurs. Peut-être qu'en vieillissant je finirais par y arriver (à l'apprécier) ?

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    1. Accorde lui une petite demi heure par ci par là, tu verras, on avance vite...

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  12. Je n'accroche décidément pas même si j'apprécie cet extrait, quand je feuillette, je repose ! il sera toujours là pour mes vieux jours ;-)

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    1. Justement il faut plonger dedans (même pour 10/20 pages) sinon on n'accroche pas, c'est sûr.
      Oui, tes vieux jours. ^_^

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  13. J'admire et j'envie celles et ceux qui se délectent à lire cet auteur qui ne me touche pas vraiment et il en va de même pour pas mal de classiques; à chaque fois limite si ça ne me culpabilise pas car pour moi c'est ça la vraie littérature mais bon, j'assume !

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    1. L'essentiel est de lire ce qui plait, après tout. J'ai la chance de lire beaucoup, ce qui permet de toucher à tout!
      Mais si ça ne passe pas, je laisse, récemment Zola, je voulais relire les Rougon-Macquart, hé bien non, alors j'ai lâché.

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    2. Ah c'est drôle, Les Rougon-Macquart j'avais adoré, enfin jamais relus non plus, faudrait voir...

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    3. J'avais aimé aussi, et voulais relire, mais dans l'ordre, histoire de voir l'évolution de la famille. Mais j'ai lâché dès le premier volume. (Mais on ne sait jamais!)

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  14. Je préfère la couverture frivole à la Pléiade pour ma part (même si j'ai offert un volume de la Pléiade il y a peu).

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    1. La pléiade, c'est bon pour lire au lit (le livre se tient bien ouvert), pas pour le sac...

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  15. C'est vrai que ta constance proustienne me donne chaque fois envie de m'y mettre. Et Dominique a fait de même l'autre jour. Bon, il ne me reste plus qu'à chercher quelqu'un qui voudra bien m'accompagner pour le premier, une LC pour cette aventure au long cours.

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    1. J'ai accompagné A girl Fanja pour le premier (en lisant le deuxième d'ailleurs); oui, trouve un compagnon de lecture (je l'ai fait pour un gros bouquin de Gass; et franchement ça aide) ou lance-toi, même s'il faut 10 ans, peu importe, comme je dis, 20 ou 30 pages par jour, tu avances bien, sans fatiguer.
      D'ailleurs j'ai abandonné Ulysses (Joyce) là il me faudrait quelqu'un, mais au vu des avis de blogueuses, j'ai des doutes. ^_^

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    2. J'ai lu Les jeunes filles en fleurs quand j'étais au lycée mais franchement je n'ai pas eu envie de continuer sauf de larges extraits inévitables, bien sûr, quand on fait des études littéraires; Et chaque fois j'aime et cela m'intéresse. Oui, je vais m'y mettre bientôt !

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    3. Chic, chic, n'hésite pas.
      Pour ma part c'est après mes études (scientifiques) que mon frère (qui suivait des études scientifiques) étant tombé dans la marmite, m'a convaincue de lire Proust!

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  16. Tu ne participes à mon challenge avec ce titre?

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    1. Oh mais oui, mais oui, j'avais programmé le billet la semaine dernière, et plus vu dans les autres, mais je corrige mon billet, car mes participations seront assez rares, donc autant ne rien laisser de côté.

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  17. Mais je suis tellement contente de lire ce genre de billet ! Ça me rappelle que j'ai enfin lu Proust (même si que le tome 1^^) et du coup, pas de palpitations genre "ooh mais c'est vrai que j'ai encore Proust à découvrir, comment le caser ?", c'est très sereinement que je lis ce billet.^^
    Bravo pour la relecture ! Je ne pense pas relire Proust un jour, j'en serai plutôt à essayer de poursuivre son oeuvre, en revanche, Dumas, ça pourrait bien me prendre, oui.

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    1. Tu vois, tu peux en parler : 'I survived Proust'!^_^
      Un jour, oui, pourquoi pas?
      Aaaah Dumas, mais pas n'importe quel titre, d'ailleurs j'en ai lu plein, je ne sais même plus lesquels (le comte, oui, les mousquetaires, oui)

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  18. j'ai essayé plusieurs fois de mettre un commentaire sur ce billet qui m'a beaucoup plu, mais avec mon téléphone c'est un pu compliqué. Comment Proust aurait-il utilisé les réseaux sociaux?... Lire et relire Proust a ceci de particulier que comme il faut beaucoup de temps pour le lire on découvre sans cesse des passages qui nous plaisent. Des passages qui nous avaient plu et qu el'on a un peu oubliés- ou au moins oublié combien ils sont parfaitement écrits-et d'autres qu'on avait pas encore remarqués

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    1. Parfaitement bien compris le système Proust! ^_^
      Tu sais, il existe des pages sympas de Proust avec les demoiselles du téléphone, ah tout une époque... Les réseaux sociaux? Hum je pense qu'on aurait eu des réflexions intéressantes de sa part.

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  19. Ooooh un billet sur Proust chez toi, quelle bonne trouvaille du jour ! Mais dis-moi, pourquoi arrêtes-tu la recherche à Sodome et Gomorrhe ? Il n'y a pas Albertine disparue et Le temps retrouvé après ?

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    1. Si, si, il y a trois romans après, mais j'en ai déjà parlé sur le blog. On va finir par remarquer que c'est un auteur chouchou. ^_^
      Tant pis si c'est dans le désordre, après tout, il y aura la totalité sur le blog, ouf.
      Mais je me relirais bien Le temps retrouvé, un de mes préférés...

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  20. Il va falloir quand même que je lise Proust un jour ....

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  21. Oserais-je dire que je n'ai jamais lu Proust? Ben oui, tant pis, je le dis. Les auteurs classiques ne m'attirent pas (souvenirs de mes humanités ! ).
    Le lien est noté. Merci.
    Bonne fin de semaine.

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    1. Ose, ose! Pour ma part il y a des gens que je n'ai jamais lus, par exemple Camus, tiens.
      Pourtant je n'ai pas de mauvais souvenirs de mes études (lointaines)

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  22. On m'a toujours dit qu'il fallait preferer l'original aussi quand on parle de Sodome, je relis Donatien Alphonse François ...Heu j'avoue, j'ai jamais lu Proust où alors en extraits ou en BD mais ça compte quand même un peu non ?

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    1. Tant qu'à remonter à l'origine, lis les passages de la Genèse sur Sodome... Donatien écrit bien, mais cela ne m'attire pas.
      En BD, je pense que ça compte, il me semble que des passages du roman sont utilisés.

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  23. Rebonjour Keisha, pour moi, ce volume c'est le passage sur la mort de la grand-mère, j'ai été bouleversée quand je l'ai lu. Comme la mort du père dans Les Thibault de RM du Gard. Bonne journée.

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    1. Tout à fait d'accord ! Je ne voulais pas trop allonger le billet, mais il est de fait qu'on sent au moment de la maladie et de la mort de la grand mère le narrateur touché au coeur, et le lecteur le sent. "Le bruit de l'oxygène s'était tu, le médecin s'éloigna du lit. Ma grand'mère était morte." Poignant, non? (et là Proust n'allonge pas les phrases)

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  24. Proust... je n'en n'ai pas encore le courage. Pour l'instant, je me contente de me (re)plonger dans Zola, Balzac et normalement, en 2018, je devrais aller faire un tour du côté des russes classiques, avec "Le joueur" !

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    1. Oh tu sais tu n'es pas obligée de tout lire d'un coup, si tu veux tu y passes 10 ans, avec plein de pauses.
      Balzac, Zola, c'est formidable (ha ha les russes?)

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  25. Je l'avais lu l'année dernière pendant ma convalescence. Comme toi, je le relirai sans doute.

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    1. Une lecture idéale quand on est bloqué à un endroit, c'est sûr!

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  26. Tu es bien la personne qui peut donner envie de lire Proust. ce tome est le seul que j'ai lu, il y a fort longtemps !

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    1. Profite de la tentation, après j'ai presque terminé (pour le blog en tout cas, les relectures risquant de demeurer personnelles)

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Ce coup ci, je remets la modération des commentaires, espérant ainsi vous éviter de devoir cocher au hasard des photos floutées!
Dites-moi si ça vous arrive encore, merci!